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Sloane A. Blackburn ♕ You get hurt, hurt 'em back. You get killed... walk it off.

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sweet innocent people
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arrivé(e) à londres le : 06/06/2015

messages : 273


pseudo chez les kingsman : Galahad


Sam 6 Juin - 15:15

Sloane A. Blackburn
There is nothing noble in being superior to your fellow man; true nobility is being superior to your former self.



identity card
nom Blackburn prénoms Sloane Anthéa surnom Duchesse, un sobriquet que lui a donné son meilleur ami il y a bien longtemps de ça et qu'il est d'ailleurs le seul à utiliser. nom de code Galahad âge 31 ans date et lieu de naissance 17 décembre 1983 à Londres orientation sexuelle Hétérosexuelle statut civil Célibataire poste chez les kingsman Agent statut financier Riche  caractère Brillante + Combative + Explosive + Loyale + Stratège + Solitaire + Sarcastique
some important things to know
01. A la mort de sa grand-mère, sera l'unique héritière d'une importante fortune, du titre de Comtesse d'Abbingdon, ainsi que de nombreux biens immobiliers répartis entre l'Europe et les Etats-Unis 02. Commence toujours ses journées par un Cappuccino Grande et un Muffin Double Chocolat de chez Starbucks, de la même manière qu'elle les fini par une glace Chocolate Fudge Brownie de chez Ben & Jerry's 03. Parle couramment le Français, l'Espagnol, le Russe, l'Allemand et l'Arabe 04. Est ambidextre comme sa grand mère paternelle. Elle porte cependant sa chevalière à l'auriculaire de la main droite qu'elle a défini comme étant la dominante 05. Possède une Ford Mustang Shelby GT500 de 1967 qu'elle ne sort qu'en de très rares occasions, cette dernière appartenait à son père. C'est d'ailleurs une grande passionnée de mécanique automobile 06. Amatrice de grands frissons, elle aime pratiquer des sports extrêmes come le base jump, le parachutisme, l'escalade, le snowboard ou le surf 07. Elle apprécie également les sports de combat comme le Kick Boxing, le Krav-Maga, le Wing Chun ou l'Escrime qu'elle pratique de manière régulière que ça soit pour garder la forme ou pour simplement se vider l'esprit 08. Comme il est écrit dans la légende, Galahad siège à droite d'Arthur lors des réunions du Kingsman 09. C'est une grande passionnée de cinéma et de télévision, il n'est d'ailleurs pas rare qu'elle glisse dans ses conversations quelques références issues de ses films ou de ses séries préférées 10. Est allergique aux crustacés.
the interview
Comment as-tu été recrutée dans cette agence? J'étais dans la merde, j'avais un numéro de téléphone que mon grand-père m'avait indiqué à appeler en cas d'extrême urgence et c'est ce que j'ai fais. La suite s'est déroulée comme c'est le cas dans la majorité des agences d'espionnage je suppose, des tests en tout genre, des sélections, et vous voilà avec un tout nouveau statut.
Tu es agent depuis longtemps ? Raconte nous ta plus grande mission ? Et si tu ne l'es pas depuis très longtemps, qu'est-ce qui t'as plus marqué dans ta formation ? Cela fait maintenant neuf ans que je suis agent pour Kingsman si mes calculs sont exacts, et en ce qui concerne ma plus grande mission, je dirais que c'était l'une des dernières en date. Ca se passait dans un coin très perdu en Russie où il faisait extrêmement froid, et il était question d'un réseau de terroristes qui vendait des armes biologiques à travers le monde via des sous-marins de classe Typhon. Ca nous aura prit du temps, on a tous eu des moments très chauds qui auraient pu nous coûter la vie, mais on a réussi à se débarrasser de tout ce petit monde en limitant au maximum la casse.
Les kingsman ont un grand nombre de gadget. Tu dois bien avoir un préféré, non ? C'est lequel ? En voilà une question ! C'est comme emmener un enfant dans un magasin de bonbons et lui dire qu'il ne peut acheter qu'une seule friandise, ça ne se fait pas !! Bon ok, outre nos Tokarev TT-30 modifiés, nos briquets grenades, nos chevalières Tazer et la lame cachée dans les chaussures, je pense que mon gadget favori c'est le parapluie, notre Couteau Suisse personnel... D'ailleurs vous saviez qu'il faisait également épée ? Non ? Bah maintenant c'est fait !
Il y a peu de temps, les agents du S.H.I.E.L.D ont fait leur apparition à Londres, soit disant pour s'occuper des cas des méta-humains, tu en penses quoi de tout ça, le S.H.I.E.L.D, les méta-humains ? Tout ce que j'espère en ce qui concerne le SHIELD c'est qu'ils ne soient pas trop invasifs et que si jamais le besoin s'en fait sentir, une collaboration pleine et totale sera possible entre nous afin de gérer une potentielle "crise", bien que je vous avouerais que pour le moment j'ai un peu de mal à me faire à l'idée qu'il puisse réellement exister des gens dotés de capacités hors du commun.
behind the screen
pseudo, prénom Saskiaa, Marion âge. 26 ans région, pays Centre comment as-tu connus le forum En suivant le projet sur Bazzart tes impressions sur le forum Outre certaines petites fautes ici ou là, il est trop bien le lapin trop fort le castor !!! le mot de la fin GALAHAD LIVES !!!!!! (Le premier qui me contredit, j'le bouffe !)
Code:
<pris>Amber Heard</pris> ; <a href="http://heavycrown.forumactif.org/t334-sloane-a-blackburn-you-get-hurt-hurt-em-back-you-get-killed-walk-it-off">Sloane A. Blackburn</a>


all the stories are true
Are we going to stand around here all day or are we going to fight ?


17 Décembre 1983 La route jusqu'à l'hopital avait été longue. A croire que tout le monde s'était donné le mot pour se trouver au même endroit au même moment et faire en sorte que ce voyage qui durait déjà depuis douze bonnes heures n'en finisse pas. Assit à l'arrière d'un taxi, l'homme regarda une fois de plus sa montre pour constater que le temps filait bien trop vite contrairement à lui qui était coincé dans ce satané embouteillage depuis quinze minutes au moins. Pas de doute, s'il arrivait en retard pour la naissance de son propre enfant, la peau de vache qui lui servait de belle-mère allait se faire un plaisir de lui rappeler cet instant durant le reste de son existence. Comme si elle n'avait pas déjà assez à critiquer le reste du temps. Il soupira fortement et repensa à la conversation qu'il avait eu avec son épouse au sujet de ce qui était encore à l'époque qu'un hypothétique déplacement en Floride pour participer aux célébrissimes vingt-quatre heures de Daytona. « Tu n'as pas a t'en faire chéri, je suis une grande fille, je saurais me débrouiller sans toi et je te rappelle que l'accouchement n'est prévu que dans deux semaines. » Lui avait-elle dit, et voilà que maintenant il revenait en catastrophe après avoir reçu un coup de fil la veille qui lui annonçait que bébé avait finalement décidé de pointer le bout de son nez plus tôt que prévu. Jamais il n'aurait du l'écouter, la laisser l'encourager à aller participer à cette foutue course automobile histoire qu'il ne se sente pas trop "prisonnier" de son statut de futur père ! Oh bien sûr, il lui était extrêmement reconnaissant de ne pas l'avoir forcé à plaquer sa carrière de pilote à la NASCAR dès lors que leur relation était devenue tout ce qu'il y avait de plus sérieuse, mais aujourd'hui coincé dans cette saloperie de voiture quelque part sur la route qui le menait vers St Barts, il en était arrivé à regretter le fait que sa bien aimée ne soit pas une de ses femmes qui se transforment littéralement en monstre tyrannique lorsqu'elles tombent enceintes. « Allez dépèche-toi ! » Beugla soudainement le chauffeur à l'intention du véhicule qui se trouvait juste devant eux et qui avait stoppé net pas plus de cinq mètres après que la circulation eut été à nouveau envisageable. Se penchant légèrement sur le côté pour mieux voir ce qu'il se passait à l'extérieur, l'homme perdit tout espoir d'arriver à temps pour la naissance de son enfant lorsqu'il vit une petite vieille descendre dans la rue tandis que le conducteur tentait tant bien que mal de déplier ce qui s'avérait être un déambulateur. Evidemment, comme si mamie toute seule ne suffisait pas. « Excusez-moi monsieur, mais on est encore loin ? » Finit-il par demander tout en redoutant la réponse qu'on allait lui fournir. Son interlocuteur haussa les épaules. « Il doit rester deux pâtés de maisons à tout casser, mais depuis qu'ils ont lancés ces travaux de réfection de la chaussée dans le quartier, c'est l'enfer même pour faire vingt mètres. MAIS ALLEZ TU VAS LA BOUGER TA BAGNOLE DE MERDE ?! » A cet instant, l'homme qui pensait que sa cause était définitivement perdue retrouva l'espoir grâce à l'idée qui venait subitement de germer dans sa tête. « Ecoutez, ma femme va accoucher d'ici peu de notre premier enfant si ce n'est pas déjà fait. Je vais terminer à pieds et dès que la circulation sera moins dense, vous n'aurez qu'à me rejoindre à St Barts pour y déposer ma valise et me réclamer ce que je vous dois. » Dit-il tout en descendant rapidement du taxi. « Si vous voulez, je vous laisse même ma montre en gage, c'est une Jaeger avec un cadran en or qui m'a été offerte il y a moins d'un mois, un modèle pas encore disponible à la vente en Grande Bretagne... » Et après avoir confié ledit objet au chauffeur complètement confus, il partit en courant en direction de l’hôpital se promettant intérieurement que si jamais il avait loupé la naissance de son enfant, il ne manquerait aucun autre moment important de son existence, quitte à devoir traverser la moitié du globe en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.


24 décembre 1993 L'information était arrivée comme un boulet de canon. Ça ne faisait pourtant que quelques heures que le drame s'était produit et déjà, l'information tournait en boucle à la radio. John Blackburn, le célèbre coureur automobile quatre fois champion pour la NASCAR ainsi que sa femme, Elizabeth Cavendish venaient de trouver la mort dans un terrible accident de voiture. Parents d'une petite fille âgée de dix ans également présente lors des faits, leur véhicule s'était apparemment encastré dans un pilier de pont après avoir été violemment heurté par une seconde voiture au volant de laquelle se trouvait un homme complètement ivre. Pour le reste, rien ne disait où les dépouilles des victimes avaient été emmenées ni même si l'enfant avait survécu, les informations étant de plus en plus dur à obtenir à mesure que la nouvelle se répandait dans le pays. Jocelyn Hannigan soupira fortement et d'un geste sec éteignit son autoradio. Tout ces journalistes n'étaient vraiment que des rapaces, et dès qu'ils apprendraient que la petite était bel et bien vivante, il y avait fort à parier qu'ils feraient de sa vie un véritable cauchemar uniquement dans le but d'abreuver en détails sordides tous les tabloïds disponibles en kiosque. Garant sa voiture sur la place de parking qui lui était réservé, elle l'observa l'espace d'un instant les murs grisonnants de l'hôpital St Barts. Bien qu'elle y travaillait en tant qu'aide soignante depuis près de dix ans à présent, elle détestait cet endroit qui durant les jours comme celui-ci dégageait un air lugubre et peu accueillant. « Maman ? On y va ? » Demanda finalement son fils qui était installé sur le siège passager. La brune acquiesça d'un mouvement de tête et dans un même mouvement, tous deux sortirent du véhicule puis se dirigèrent vers l'entrée des urgences qui comme toujours les veilles de Noël, étaient complètement bondées. La bonne nouvelle c'était que pour le moment, parmi toutes ces personnes patientant pour des soins plus ou moins importants, il n'y avait aucun journaliste à l'horizon. « Ah Jocelyn, tu tombes bien j'allais justement monter au troisième. » Déclara soudainement l'une des infirmière avec qui elle avait l'habitude de faire ses services de jour, avant de lui faire signe de la suivre. « Comme tu peux le constater, c'est déjà la folie ce matin et m'est avis que ça ne va pas aller en s'améliorant d'ici quelques heures. » Son interlocutrice se contenta d'un petit signe de tête en guise de réponse, comprenant parfaitement où l'afro-américaine voulait en venir. Ce n'est qu'une fois les portes de l'ascenseur refermées sur eux qu'elle prit la parole. « Comment va-t-elle ? Elle est au courant pour ses parents ? Qui s'occupe d'elle ? » Bien sûr, elle avait encore tout un tas d'interrogations en tête, mais la brune préféra en rester là pour le moment afin que son jeune fils n'entende rien susceptible de le heurter du haut de ses onze ans. « Eh bien, hormis quelques égratignures et un poignet cassé, physiquement elle va bien. C'est mentalement que c'est plus compliqué, elle est clairement en état de choc, elle n'a pas prononcé un seul mot depuis que les ambulanciers l'ont amenée ici, et elle n'a même pas touché au petit déjeuner que Carole lui a apporté. Pire, quand elle est arrivée dans sa chambre ce matin, la gamine était exactement dans la même position que lorsqu'elle l'avait laissée cinq heures auparavant, assise dans son lit à regarder le mur en face. » Le signal sonore indiquant qu'ils étaient arrivés à leur étage les interrompit l'espace de quelques secondes dans leur conversation. « C'est Morgenstern qui s'occupe d'elle et comme aucun membre de sa famille n'est joignable pour l'instant, il a préféré lui annoncer lui même la nouvelle pour éviter qu'elle ne vienne à l'apprendre quand ces foutus journalistes viendront faire le pied de grue ici ou même complètement par hasard au détour d'une conversation de couloir. Si c'est pas malheureux. » Le petit groupe progressa lentement dans un couloir avant d'en emprunter un second complètement désert, puis s'arrêtèrent devant la chambre qui portait le numéro trois cent vingt-six et dont la porte était partiellement ouverte. « La pauvre petite, et tout ça peu de temps avant Noël... on sait ce qui c'est passé ? » C'est à cet instant que le petit Jake qui avait déjà exploré les lieux du regard se rappela à sa mère qui avait visiblement l'intention de discuter pendant un bout de temps avant de se décider à entrer voir comment la fille de leurs voisins allait. « M'man, je peux aller la voir ? » Jocelyne se mit alors à la hauteur de son fils qu'elle ne pu s'empêcher de recoiffer malgré le fait qu'il n'aimait pas ça. « Écoutes mon poussin, Sloane à besoin de se reposer, alors tu peux aller la voir un petit peu, mais tu ne l'embête pas trop, c'est d'accord ? » Le gamin hocha de la tête avant de se libérer de l'emprise de sa mère et de franchir les derniers mètres qui le séparaient de sa meilleure amie. « Salut. » Souffla-t-il en entrant. La petite qui n'avait cessé d'examiner le mur qui lui faisait face au point d'en connaitre les moindres détails porta son regard sur son visiteur mais ne répondit pas. Ne se laissant pas décourager pour autant, ce dernier fit tranquillement le tour du lit qu'elle occupait et grimpa sur le fauteuil qui se trouvait juste à côté. « Tu me fais une place ? » Pour toute réponse, la jeune fille s'écarta d'une dizaine de centimètres puis reprit sa contemplation. « Tu parles pas parce que t'es triste ? » Reprit Jake en prenant finalement place à ses côtés. « Tu sais moi quand j'suis triste, maman elle me fait des cookies et un bon chocolat chaud, tu voudras qu'elle t'en fasse aussi ? » Sloane haussa vaguement les épaules. D'un mouvement délicat, le jeune homme repoussa une mèche du visage de son interlocutrice sur lequel il y vit plusieurs égratignures de tailles et de formes différentes. « Ça te fait mal ? » S'inquiéta-t-il en les comptant mentalement. Elle secoua négativement de la tête avant de fixer avec une attention toute particulière le précieux objet qu'il avait apporté avec lui et qui dépassait maintenant de sa poche. Il sourit. « Tu veux qu'on l'écoute ? » Et avant même qu'elle ne lui donne une quelconque réponse, il sortit son vieux baladeur cassette avec lequel ils avaient pris l'habitude de s'amuser. Plaçant ensuite le casque tout tordu qui accompagnait l'appareil entre eux deux, il appuya sur le bouton lecture de ce dernier et un vieux morceau des années soixante-dix retentit dans leurs oreilles. A cet instant, la petite blonde lui sourit enfin et Jake qui l'avait pourtant déjà vue sourire des milliers fois songea que c'était le plus beau qu'il lui ait été donné de voir depuis qu'il était né, bien qu'il ne savait absolument pas pourquoi.


12 Janvier 1999 En voyant son reflet dans le miroir, Sloane fit la grimace. Qu'est-ce que cette robe pouvait être hideuse ! Et qu'est-ce qu'elle pouvait gratter en plus ! Franchement, il n'était pas question qu'elle se balade en public avec une horreur pareille sur le dos quoi qu'en dise sa grand-mère. « Pourrais-tu cesser de gigoter un instant jeune fille ? Il m'est difficile de me faire un avis sur cette tenue si tu bouges tout le temps. » Déclara justement cette dernière après avoir frappé dans ses mains pour obtenir l'attention de sa jeune interlocutrice. Cette dernière soupira fortement, il n'y avait pas besoin de débattre sur la question pendant trois heures, ce truc était immonde qu'elle soit parfaitement immobile ou non... « Je ne suis pas certaine que la couleur aille avec son teint. » Lança la couturière qui s'occupaient d'elles depuis un certain temps maintenant. Nora Cavendish croisa les bras et observa sa petite fille pour la énième fois, elle semblait presque contrariée de constater qu'aucune des robes qu'elle avait choisi pour cette dernière ne lui convienne parfaitement. « Oui effectivement. Nous allons donc devoir revenir à l'idée de départ et choisir une toilette plus classique. Qu'avez-vous à me proposer ? » Et tandis que les deux plus âgées s'éloignèrent du salon d'essayage, Sloane se cogna la tête à de multiples reprises contre l'un des miroirs sous le coup du désespoir. Elle ne voulait même pas aller à cette foutue soirée, ce bal des débutantes, alors que Jake lui avait proposé d'aller au cinéma le même soir. Là au moins, elle aurait été sûre de passer du bon temps et n'aurait pas été obligée de faire semblant d'être quelqu'un d'autre. C'est dans ces moments là qu'elle regrettait lourdement que ses parents soient décédés lorsqu'elle était plus jeune, eux au moins ne l'auraient certainement pas obligée à faire tout ces trucs débiles d'aristocrate coincé. Descendant du podium sur lequel elle était juché afin de permettre à la couturière, elle trottina tranquillement jusqu'à la cabine où était resté son sac et en extirpa sa montre. Bientôt seize heures. Eh merde, en plus de ça elle allait louper son cours particulier d'escrime. Était-il possible que sa grand-mère l'ait fait exprès ? Qu'elle soit au courant pour ses leçons organisées frauduleusement pendant qu'elle avait le dos tourné ? Non, bien sûr que non, son grand-père était bien trop malin pour qu'elle arrive à le coincer. Il mangeait deux fois par jour du bacon grillé malgré le fait que son médecin lui avait formellement interdit de le faire, alors il était improbable qu'il n'ait pas réussi à également dissimuler ça à son épouse. Le tintement de la cloche de la porte d'entrée sortit la blonde de ses pensées. Pourvu que la nouvelle arrivante ne connaisse pas Sa Sainteté la Comtesse d'Abbingdon qu'était sa grand-mère, sinon il y avait fort à parier qu'elles soient encore là au coucher du soleil. « Nora ! Ma chère ! Comment allez-vous ?! » Eh merde... Prenant une profonde inspiration et ne se laissant pas démonter, elle profita de son instant de "liberté" pour réviser quelques-uns des enchaînements qu'elle avait apprit au cours ses leçons. Se saisissant du mètre en bois que la couturière avait abandonné à leur arrivée dans la boutique pour remplacer son arme habituelle, elle se mit en position et commença son exercice. « Feinte de coup droit, dégagé. Coupez pointe. Retour en garde contre-de-tierce. Parade en quarte et tierce en retraite. Parade de seconde haute avec changement de garde. Tirez droit avec fente à gauche. Changez, battez, chassez. » Récita-t-elle doucement tout en exécutant un à un les mouvements adaptés. Malheureusement pour elle, la récréation fut de courte durée. Non seulement sa longue robe s'en mêla, mais en plus sa grand-mère fit son apparition alors qu'elle tenta tant bien que mal de ne pas s'écraser lamentablement sur le sol. « On peut savoir ce que tu fais ? » Questionna l'ancienne qui affichait un regard assez sévère envers elle. « Euh rien, je m'amusais. » Mentit l'adolescente tout en faisant tournoyer le mètre dans ses mains comme une majorette. « Dois-je te rappeler que nous sommes ici pour te trouver la tenue que tu porteras pour ta présentation à la Haute Société Anglaise et que par conséquent, nous ne sommes ni dans un cirque, ni là pour nous amuser ? Cette soirée est de la plus haute importance, c'est durant cette dernière que tu pourras rencontrer tes futurs prétendants comme moi j'y ai rencontré ton grand-père... » Alors ça, il n'en n'était pas question. Cela faisait plus de six ans qu'elle supportait sans rechigner les cours de maintient, les leçons de danse, celles de savoir-vivre, qu'elle partait à des centaines de kilomètres de chez elle pour aller étudier dans des écoles plus prestigieuses les unes que les autres, qu'elle écoutait sa grand-mère radoter du soir au matin, la rabaisser tout aussi constamment, mais ça...plutôt mourir. Jamais elle n'épouserait un de ses crétins en tenue de pingouin qui pètent plus haut que leur cul, JAMAIS. Elle n'hésiterait pas à partir s'il le fallait, mais il était totalement hors de question qu'elle se soumette à ce genre d'idiotie datant du siècle dernier, si ce n'est pas plus.


6 mars 2001 C'était bientôt le printemps. Dehors il faisait beau, les oiseaux chantaient et les employés s'activaient à la tâche partout dans l'immense demeure de la famille Cavendish sous les yeux particulièrement scrutateur de la Comtesse, loin de s'imaginer que dans quelques secondes à peine, le silence de mort dans lequel ils travaillaient allait être brutalement perturbé. D'abord, il y eut un bruit sourd, celui d'un sac difforme et gris s'écrasant lourdement au pied de l'escalier principal, puis il y eut toute une série de pas pressés et finalement les premiers mots tombèrent. « On peut savoir ce qu'il se passe ? » Demanda la maîtresse des lieux qui avait abandonné les soins qu'elle donnait à son bonsaï pour comprendre d'où provenait ce soudain raffut perturbateur. « Et qu'est-ce que cela ? » Ajouta-t-elle en désignant d'un mouvement de tête ce qui pour elle ne ressemblait à rien et gisait sur le sol de son hall d'entrée tout juste briqué. « J'me casse. » Répondit simplement Sloane en achevant de descendre l'escalier avant de récupérer son sac de voyage. Nora Cavendish cligna des yeux pendant plusieurs secondes. « Je te demande pardon jeune fille ? » La blonde qui n'était plus qu'à deux mètres de la porte soupira fortement et se tourna vers sa grand-mère qu'elle foudroya du regard. « Ne fais pas semblant de ne pas avoir compris sous prétexte que mon langage n'est pas celui que tu veux que j'emploie. Je m'en vais et ça de manière définitive. » L'expression de son interlocutrice se durcit, il était évident que rien ne se ferait de manière diplomate ou même rapidement. « Aurais-tu perdu la tête ? Je te rappelle que les Glenville viennent prendre le thé dans moins d'une heure, alors tu ferais mieux de remonter en vitesse te préparer au lieu de raconter des sottises pareilles, je tiens à ce que tu sois parfaite pour cette rencontre... » Le rire de sa petite-fille l'interrompit dans ses explications. La vieille femme était vraiment ce qu'il y avait de plus typique dans l’aristocratie Britannique, à n'entendre que ce qu'elle souhaitait et à toujours faire comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes y compris lorsque ce n'était pas le cas. « Grand-mère, je ne plaisante pas. Je m'en vais, je mets les voiles, ou si tu préfères, je quitte de manière définitive les lieux pour aller explorer d'autres horizons. Au cas où tu l'aurais oublié, j'ai 18 ans maintenant et par conséquent je suis majeure, ce qui signifie que je peux faire ce qui me chante, et là en l’occurrence, j'me casse. C'est terminé toutes ces conneries de gros bourges friqués. Je ne ferais pas de longues études dans une université pour gens pétés de thunes, je n'épouserais pas un snobinard avec un parapluie profondément enfoncé dans l'cul que tu auras préalablement choisis pour moi, je ne participerais pas à tout un tas de soirées mondaines et par dessus tout, je ne finirais pas comme toi, à vivre en parfaite maîtresse de maison qui rappelle sans cesse à qui veut bien l'entendre que les Cavendish sont les vingt-cinquième sur la liste d'accession au trône d'Angleterre, si jamais une catastrophe monumentale venait à arriver à la famille Royale. Ce titre tu ne l'as obtenu que grâce à grand-père, alors arrête une bonne fois pour toute de faire comme si tu connaissais la Reine en personne. » Il y eut un choc, celui de la main de l'ancienne heurtant sans ménagement le visage de la blonde qui lui faisait face, puis ce fut à nouveau le silence. C'était la première fois que Nora giflait sa petite-fille et pourtant Dieu sait qu'elle en aurait mérité des corrections, mais Albert, feu son mari, s'y était toujours fermement opposé sous prétexte que ça ne servirait à rien, quelle idée ! S'il voyait comment elle osait lui parler à l'instant même, il aurait très certainement compris l'importance qu'avaient les claques et les fessées dans l'éducation d'un enfant, elle même avait déjà prit quelques coups durant son enfance et ça ne lui avait pas fait de mal. « Je ne te permets pas de me parler comme ça ! Je te rappelle que c'est moi qui t'ai élevée durant ces huit dernières années et que si nous n'étions pas venue te récupérer dans ce foyer à la mort de ta mère, tu aurais sans doute fini comme ton père, ce bon à rien qui pensait que vivre par les courses automobiles était une situation décente pour une famille ! C'est de sa faute si ma fille est morte ! » Cracha-t-elle sous les regards indiscrets de ses employés qui s'étaient tous stoppés depuis quelques minutes maintenant pour observer la scène. « LA FERME ! LA FERME ! LA FERME ! » La coupa tout aussi violemment Sloane. « C'est grand-père qui a fait de moi celle que je suis aujourd'hui, pas toi ! Toi tu m'as toujours considérée comme ton dernier espoir pour que la famille Cavendish garde sa réputation au sein de l'aristocratie, mais moi j'en ai rien a foutre de tout ça, je veux pas devenir la Comtesse d'Abbingdon, je veux vivre ma vie, avoir de véritables amis qui m’apprécient pour ce que je suis et pas pour mon titre et mon argent, faire ce qu'il me plait quand il me plait et pas quand toi tu l'aurais décidé ! Tu veux que j'te dise ? Grand-père n'est pas mort d'une crise cardiaque, c'est toi qui l'a tué avec tout tes caprices et tes histoires de noblesse à la con ! » La jeune femme avait pendant longtemps imaginé la scène de son départ de la demeure familiale, elle savait qu'il n'y aurait pas la moindre courtoisie entre elle et sa grand-mère, mais elle n'avait pas songé un seul instant que ça serait aussi violent... ou peu être que si finalement, connaissant aussi bien son interlocutrice c'était couru d'avance qu'elle mentionnerait "ce bon à rien de prolo qui lui servait de père" dans la conversation. « FOUS MOI LE CAMP IMMÉDIATEMENT ESPÈCE DE PETITE MERDEUSE ! » S'époumona Nora à en faire trembler les vitres. Se saisissant de la blonde par le bras sans la moindre délicatesse, elle ouvrit l'immense porte en chêne et la poussa tout aussi violemment dehors. Elle voulait partir ? Eh bien qu'elle parte ! « ET NE T'AVISE PLUS JAMAIS DE REMETTRE LES PIEDS ICI ! » Faisant aussi sec demi tour, elle rentra chez elle, claqua lourdement la porte et aboya ensuite après ses employés afin qu'ils se remette immédiatement au travail. Sloane quant à elle, grimpa rapidement dans la Mustang que lui avait légué son père, démarra au quart de tour et quitta la propriété, Cherry Bomb des Runaways hurlant dans son vieil autoradio, voilà qui était une bonne chose de faite.


27 Novembre 2005 Merde, merde, merde. Se cognant la tête à de multiples reprises contre les barreaux de la cellule qu'elle occupait avec une bonne vingtaines d'autres détenues, Sloane se maudit d'avoir laissé celle qui se prétendait être son "amie" faire son sac pour lui faire gagner du temps. C'était évident pourtant, on n'est jamais mieux servit que par soi-même ! Lâchant une flopée de jurons entre ses dents, la jeune femme se promit que si jamais elle avait l'occasion de recroiser ne serait-ce qu'une fois cette connasse, elle lui ferait ravaler ses dents. Enfin, ça c'était dans le cas ou elle ne serait pas condamnée à la prison à vie pour transport de substances illicites, à moins qu'en Thaïlande ça ne soit passible de la peine de mort... Putain, merde de merde de merde ! Et puis qu'est-ce qu'il foutait le gardien ? Elle avait droit à son coup de fil ! Restait plus qu'à supposer qu'il ait compris ce qu'elle lui avait demandé. Une minute s'écoula, puis une autre et encore une autre, mais personne ne vint. Soupirant fortement, la jeune femme posa son regard sur l'intérieur de sa prison ou plutôt sur ses co-détenues qui dormaient toutes à même le sol, presque les unes sur les autres. De ce qu'elle avait pu voir quand on l'avait emmenée ici, elles avaient toutes entre vingt-cinq et trente ans, toutes étaient d'origines thaïlandaises, et aux vues des résidus de maquillage flashy que certaines avaient sur le visage, elles n'étaient certainement pas là pour des histoires de drogue subtilement dissimulée dans une statuette souvenir au fond d'un sac de voyage pour une tentative de passage en fraude à l'aéroport. Se laissant laborieusement glisser le long des barreaux pour finir par s'asseoir sur les quelques centimètres carrés de sol encore disponibles, elle s'interrogea sérieusement sur la façon dont elle allait pouvoir se tirer de ce merdier. Il y avait l'option numéro une, la plus logique, qui consistait à appeler l'ambassade du Royaume-Uni qui lui fournirait sans doute dans les plus brefs délais un avocat qui tâcherait de lui éviter la prison, sauf qu'elle ne connaissait absolument pas le numéro où les joindre, et puis il y avait l'option numéro deux, Nora Cavendish. Elle imaginait déjà la conversation. « Grand-mère, c'est Sloane, j'appelle depuis la Thaïlande, j'ai été arrêtée parce qu'une fille avec qui je voyageais depuis quelques mois maintenant a planqué de la drogue dans mon sac de voyage, alors je me demandais, ça serait possible que tu m'envoies un avocat ou que tu contactes l'Ambassade pour voir ce qu'ils peuvent faire ? » Si elle ne lui raccrochait pas directement au nez, la blonde était certaine que l'ancienne ne la priverait pas de toute la rancœur qu'elle avait très certainement cumulé contre elle depuis son départ. « Oh c'est vraiment terrible ce que tu me racontes, d'un autre côté si tu choisissais un peu mieux tes amis... déjà avec ce gamin... comment s'appelait-t-il ? Jackson ? Jacob ? Enfin peu importe, comme je le disais, tu as toujours eu un gout douteux en ce qui concerne tes camarades de jeu, probablement une tare que t'as transmis ton père... Par conséquent, ma chère, je pense qu'il est grand temps que tu prennes tes responsabilités à ce sujet-ci, après tout, comme tu me l'as si bien fait comprendre, tu es majeure, tu ne dépends donc plus de moi et de mes caprices de vieille aristocrate. Maintenant tu m'excuseras mais c'est l'heure du thé et les Glenville m'attendent. D'ailleurs tu étais au courant que leur fils Mark venait d'épouser Karen Alconbury ? C'est une femme absolument charmante et extrêmement bien élevée... » Bla bla bla, des mots, des mots, des mots. Franchement son grand-père avait eu beaucoup de courage pour la supporter tous les jours pendant près de soixante ans, à sa place, la jeune femme l'aurait probablement déjà tuée ou tout simplement mise à la porte, elle et ses trente valises Louis Vuitton. M'enfin comme disait le proverbe "l'amour rend aveugle". « Sloane Blackburn ? » Appela soudainement une voix que la concernée reconnue comme étant celle du gardien qui l'avait conduite jusque là. « Sloane Anthéa Blackburn ? » La blonde se leva aussi sec et fit signe de la main pour montrer qu'il n'avait plus besoin de crier, que celle qu'il cherchait se trouvait juste sous nez, pile devant la porte de la cellule. « Suivez-moi. » Lança-t-il dans un anglais approximatif, après l'avoir fait sortir dans le couloir. Ils marchèrent pendant une minute ou deux avant que l'homme qui faisait une bonne tête de moins que l'Anglaise ne fasse entrer cette dernière dans une pièce où se trouvait son Saint Graal, un téléphone. « C'est le quarante quatre si vous désirez téléphoner chez vous, vous avez trois minutes. » Déclara-t-il avant de sortir et fermer la porte à double tour. Le tout était de savoir à qui elle allait téléphoner, maintenant qu'elle avait éliminé les deux seules options qui s'offraient à elle. Soupirant fortement une nouvelle fois, elle fit mentalement le tour de tout ses contacts à la recherche de celui qui pourrait l'aider dans sa galère. Il ne fallait compter sur aucun membre de la branche Cavendish de la famille, le mot ayant sans doute été donné par l'Autorité Suprême qu'elle l'avait mise à la porte. Quant à la branche Blackburn, à l'heure d'aujourd'hui, elle ne devait plus compter que deux ou trois membres disséminés dans des coins perdus d'Amérique et ces derniers n'avaient certainement pas les moyens même en se mettant en commun pour lui payer un avocat qui viendrait jusque ici. Allez putain... Ça aurait sans doute été moins problématique si son grand-père avait été encore en vie, lui au moins il ne l'aurait jamais abandonnée même si elle était partie de chez lui. Si un jour tu as de gros ennuis, n'hésites pas à appeler ce numéro, ce sont des amis, ils t'aideront à coup sûr. Ça y est elle l'avait sa solution !! Bondissant sur le téléphone, elle composa rapidement les quelques chiffres qu'elle avait gravés dans sa mémoire, et que son aïeul avait noté au cœur d'une longue lettre qu'un notaire lui avait fait parvenir peu de temps après son décès. Il y eut une sonnerie, puis une autre et puis la voix d'une femme se fit entendre. « Réclamations clients à votre service ? » Sloane fronça les sourcils se demandant l'espace d'un instant s'il n'y avait pas une erreur quelque part. « Euh... bonjour... je m'appelle Sloane Blackburn, je suis en prison en Thaïlande et j'appelle de la part d'Albert Cavendish, il m'a dit que si j'avais un problème vous seriez en mesure de m'aider... » Tenta-t-elle tout de même sans grande conviction. « Désolée Madame c'est une erreur. » Son rythme cardiaque s'accéléra. Elle savait que si elle raccrochait maintenant, elle était condamnée à passer le restant de ses jours dans cette foutue prison à moins qu'elle ne se fasse exécuter d'une manière plus que barbare derrière un local à poubelles d'ici une semaine. « Attendez, attendez ! Et si je vous dis "des Oxfords pas des Brogues" ? » Se risqua-t-elle en se souvenant soudainement de la seconde phrase que son grand-père avait écrite au sujet de ce fameux numéro de téléphone. « Votre réclamation est bien enregistrée, nous espérons que vous resterez une de nos fidèles clientes. » Son interlocutrice raccrocha, laissant Sloane complètement dubitative quant à savoir comment deux paires de pompes pourraient finalement l'aider.


19 septembre 2006 Quand Merlin lui avait annoncé qu'Arthur désirait la voir, Sloane s'était posée un tas de questions. Depuis qu'elle s'était lancée dans l'aventure Kingsman c'était la première fois qu'elle allait le rencontrer et de ce fait, elle se demandait bien pourquoi il voulait soudainement s'entretenir avec elle. Était-ce après une longue conversation entre eux qu'il déciderait si elle allait devenir le nouveau Galahad ? A moins qu'il ne veuille évoquer le bon vieux temps où son grand-père avait été lui même un membre ? Ou bien avait-il l'intention de lui remonter les bretelles concernant le fait qu'elle avait cassé le nez et démit l'épaule de Gauvain lors du précédent exercice ? Oui, voilà cela semblait beaucoup plus probable même si au final, ce n'était pas véritablement de sa faute. Après tout, elle n'était censé savoir que son ravisseur était en fait l'un des leurs et que tout ce bazar n'était qu'une mise en scène pour tester sa capacité à garder le silence sur ses futures activités. Plantée devant la porte, elle prit une profonde inspiration puis frappa deux coups secs. « Entrez » Entendit-elle de l'autre côté. S'exécutant aussitôt, elle franchit le seuil du bureau de son supérieur accompagnée par son chien qu'elle avait du adopter quelques mois auparavant, dans les prémices de sa formation. « Vous vouliez me voir Monsieur ? » Demanda-t-elle en s'arrêtant à un bon mètre et demi de son bureau droite comme un i. Au moins, les cours de maintien que lui avait dispensé sa grand-mère durant son enfance servaient encore à quelque chose. « C'est exact Sloane, mais je vous en prie asseyez-vous. » Répondit l'homme en désignant le fauteuil le plus proche. L'espace d'un instant la concernée eut l'impression d'être retournée en arrière, à l'époque du collège quand la directrice, Madame Hopkins avait un mot à lui dire au sujet de son comportement quelque peu douteux. Si elle avait toujours préféré rester debout pour éviter que la conversation ne dure pas trop longtemps, cette fois elle n'avait pas trop le choix, alors elle prit place en face de son interlocuteur tandis que son animal de compagnie s'assit à ses côtés observant la scène avec une certaine curiosité. « C'est un très beau chien que vous avez là ma chère. C'est un Berger Belge Malinois si je ne m'abuse ? » Demanda-t-il avec le sourire. « C'est exact Monsieur. » Répondit tout aussi aimablement la blonde. « Et comment s'appelle-t-il ? » Poursuivit-il toujours en fixant le quadrupède. « Je l'ai appelé Balou Monsieur. » Rétorqua son interlocutrice qui commençait à s'interroger sur le fondement même de cette conversation. Il rit. « C'est plutôt original. Si mes souvenirs sont exacts, votre grand-père avait appelé le sien Mr Pickle, c'était un magnifique petit Cairn Terrier... dommage que son épouse, votre grand-mère, eut été indisposée par poils de chiens. » La jeune femme fronça le sourcil. Nora Cavendish, allergique ? C'te bonne blague. Pendant longtemps elle avait été la maîtresse de trois Welsh Corgis baptisés respectivement Monty, Willow et Holly comme ceux de la Reine d'Angleterre, alors malade à cause de leur poils, ça elle en doutait fortement. A coup sûr elle avait raconté ça à son époux uniquement parce qu'elle ne trouvait pas l'animal digne de son statut de Comtesse d'Abbingdon. « Enfin, ça n'a plus la moindre importance aujourd'hui. » Reprit-il toujours aussi calmement. « Merlin m'a rapporté que vous l'aviez dressé en Néerlandais est-ce vrai ? » Sloane acquiesça d'un rapide mouvement de tête. « Vous pourriez me faire une petite démonstration ? » Lança Arthur immédiatement après. Bien que toujours dans le flou le plus complet quant à l'utilité de cette conversation, la blonde accéda à sa requête sans protester. « Balou, ligge. » Ordonna-t-elle en fixant son chien du regard, et comme demandé ce dernier se coucha aussitôt sur le coin de moquette qu'il occupait. « Impressionnant ma chère. D'où vous est venue cette idée ? » Était-il sérieux ? Allaient-ils ne finalement parler que de dressage ? D'un autre côté, vu les exercices parfois alambiqués qu'elle avait du faire pour arriver jusque là, elle ne devait pas non plus s'imaginer qu'il allait lui demander de tuer deux cibles précises afin d'obtenir son permis de tuer ainsi que sa place au Kingsman. Alors, elle lui expliqua. Il s'avérait qu'un très bon ami de son père qui était militaire, avait un chien comme celui-ci et qu'il avait été dressé en Néerlandais par un autre gars de l'Armée afin que personne d'autre que ceux qui connaissaient la langue ne puisse donner d'ordres à l'animal. Elle avait trouvé l'idée excellente et quand elle avait vu le chiot Malinois dans sa cage, elle avait voulu faire de même au cas où ses camarades tenteraient de lui mettre des bâtons dans les roues, et puis il fallait avouer que des ordres dans une langue comme le Néerlandais ça en jetait bien plus qu'un simple "assis" ou "couché". L'homme acquiesça, se leva, prit la direction du meuble sur lequel se trouvaient diverses bouteilles d'alcool d'où il extirpa ce qui semblait être une boîte à cigare et tendit son contenu à la jeune femme. « C'est un pistolet, il est chargé. » Sans réfléchir, Sloane s'en saisit. Ce n'était pas le premier qu'elle voyait, ni même le premier qu'elle utilisait. C'était une de leurs fameuses armes modifiées, un Tokarev TT40 qui tirait des munitions standard mais également des cartouches de fusil pour les situations plus compliquées. Chaque Kingsman possédait le sien et bien qu'intérieurement elle jubilait à l'idée de posséder un de leur parapluie également modifié, elle avait tout aussi hâte d'avoir cette arme pour elle, symbole de son accession au titre de Galahad. « Maintenant, tire sur le chien. » Déclara-t-il soudainement en reprenant sa place dans son fauteuil. L'Anglaise cligna des yeux à plusieurs reprises. « Je vous demande pardon Monsieur ? » Souffla-t-elle de peur d'avoir mal compris ce qu'il venait de lui demander. « J'ai dis, tire sur le chien. » Répéta Arthur en la fixant du regard. Quelques secondes s'écoulèrent avant qu'elle ne porte finalement son attention sur la créature qui était toujours allongée à ses côtés. S'il y avait bien une chose à laquelle elle ne s'était pas attendue, c'était celle-ci. Maintenant elle comprenait mieux toute l'utilité de ce baratin, c'était à la fois pour endormir sa méfiance, mais aussi pour déterminer à quel point elle était attachée à l'animal, et par conséquent savoir si oui ou non elle serait à même de s'en débarrasser s'il lui en donnait l'ordre. Il n'y avait pas à dire au Kingsman, on aimait ne rien faire comme les autres. Elle prit une profonde inspiration et pointa l'arme sur Balou qui leva aussitôt la tête, intrigué par ce qu'il se passait. Deux options s'offraient à présent à elle. Soit elle tirait, soit elle ne tirait pas, prenant le risque dans un cas comme dans l'autre de se faire virer, soit pour ne pas avoir obéi, soit pour avoir abattu froidement un être sans défense. Putain de merde... Portant à nouveau son regard sur Arthur pour essayer de déterminer ce qu'elle devait au final faire, une dernière option lui apparut. Et si elle lui tirait plutôt dessus ? Une petite balle dans le genoux histoire de marquer le coup, là au moins elle se ferait virer pour une bonne raison. Ou alors il la refroidirait juste derrière car il était évident qu'en tant que chef il devait avoir plus d'une arme dans son bureau et au moins trois à portée de mains. Balou ou lui ? Lui ou Balou ? Rhaaaaa fais chier... D'un geste rapide, elle se tourna à nouveau vers le chien et pressa la détente après avoir visé son arrière train. Après tout, il avait dit "tire" et non pas "tue", alors autant tenter le tout pour le tout. La détonation retentit mais l'animal n'émit pas le moindre gémissement de douleur. En fait, il n'avait pas bougé d'un poil et ne semblait pas le moins du monde blessé. Le flingue était chargé, mais il n'a pas dit avec quoi... tu parles d'une conne. « Félicitations Sloane, ou plutôt devrais-je dire Galahad, votre formation est terminée. »


12 août 2014 Savile Row, un samedi après midi à quinze heures trente. C'était l'été, il faisait beau, les parcs étaient bondés de monde tandis que la rue des tailleurs de Londres était complètement déserte ou presque. Devant l'une des boutiques, un taxi cab noir s'arrêta et une femme en descendit tranquillement. Grande, blonde, vêtue d'un tailleur noir, perchée sur des chaussures à talons de la même couleur, elle ne détonnait absolument pas dans le décor. D'un pas léger mais rapide, elle grimpa quelques marches puis disparut derrière une porte en bois juxtaposée à une boutique sur laquelle on pouvait lire en grandes lettres dorées Kingsman et juste en dessous, dans des caractères plus petits "Established 1849". « Arthur est dans la salle à manger, il vous attends » Déclara un homme d'une bonne soixante-dizaine d'années derrière le comptoir du magasin en guise de salutations. La blonde acquiesca d'un mouvement de tête et poursuivit sa route jusqu'à l'étage supérieur. « Ah, Galahad vous voilà. Prenez place je vous prie. » Lança l'homme assis au bout de l'immense table se trouvant dans la pièce dans laquelle elle venait tout juste de pénétrer. S'exécutant après avoir salué poliment son interlocuteur, une troisième personne entra à son tour, celui que tout le monde nommait ici Merlin. « Mettez vous lunettes, je vous prie. » Souffla-t-il en venant prendre place non loin d'eux, près d'un ancien tableau sur lequel défilaient de nombreuses données uniquement visibles avec le matériel nécessaire. Les deux autres s’exécutèrent et la réunion commença. « Il y a moins d'un mois, un satellite de la Défense à subitement changé d'orbite. D'habitude on ne s'occupe pas de ce genre de choses qui arrivent au moins une fois par an, mais il se trouve que cette fois-ci l'engin a décidé d'aller s'écraser dans l'ancien bastion de Monsieur Kadhafi, au beau milieu du désert Libyen. » Un plan plutôt détaillé fit son apparition sur les lunettes de ses deux interlocuteurs. « Comme vous pouvez le constater, il s'agit d'un K.H Tueur Bravo qui fonctionne à l'énergie atomique, est alimenté par des piles au plutonium et est destiné à survivre à la rentrée atmosphérique grâce à un blindage de protection quelconque. » Galahad observa avec attention les diverses informations qui lui étaient présentées. Elle allait poser une question quand Arthur la coupa dans son élan avec sa propre interrogation. « Est-ce qu'on a pu le récupérer ? » L’individu en face d'eux secoua négativement de la tête. « Malheureusement pour nous, non. Il se trouve que la manœuvre d'extraction a été mise en échec par une patrouille pouilleuse mais extrêmement bien armée. » Cette fois-ci, ce fut la blonde qui fut la plus rapide. « L'armée Libyenne ? » Proposa-t-elle. « Il y a peu de chances. Tout ce qu'on sait à l'heure actuelle, c'est que ces individus ont pris contact avec Quasim Tariq, l'un des meilleurs coursiers d'Al-Qaïda dans le but de vendre le plutonium qui se trouvait dans le satellite. Une fois la transaction effectuée, il est facile d'imaginer ce qu'il va se passer... » La jeune femme hocha de la tête et termina la phrase de celui qui  se tenait de l'autre côté de la table. « Ils vont en faire une arme nucléaire et s'en servir contre n'importe lequel de leurs ennemis, mais pour arriver à leur fin il leur faudra également un engin de lancement nucléaire et les codes pour le déclencher, ce qui en soit n'est pas donné à tout le monde. » De nouvelles précisions apparurent à la place du plan du satellite. « Considérons qu'ils ont déjà tout ça ou qu'ils ne mettront pas longtemps à se le procurer grâce à l'une de leurs nombreuses connaissances dans le monde. La seule chose qui va leur manquer après ça, c'est un satellite tactique car sans ce dernier ils ne peuvent rien. C'est donc ici que vous intervenez Galahad. »  La concernée porta son attention sur Arthur qui se trouvait directement à sa gauche. « Quel est l'ordre de mission Monsieur ? » Secondé par Merlin qui fit apparaître d'autres données au même instant, le chef du Kingsman prit la parole. « Peu de temps après la Guerre Froide, la Russie a vendu un satellite tactique obsolète à une compagnie de télécommunication Ouzbèke aujourd'hui dirigée par un certain Mirko Akmehdov. Votre travail consistera à lui soutirer les codes de neutralisation de la station relais du satellite. Quarante huit heures devraient amplement vous suffire pour mener à bien cette opération. » Elle acquiesça une nouvelle fois, retira ses lunettes et quitta la pièce accompagnée de Merlin avec qui elle allait définir les derniers détails de son prochain voyage. Sloane Blackburn allait une fois de plus sauver le monde et ça, sans que personne n'en sache jamais rien.





Dernière édition par Sloane A. Blackburn le Mer 10 Juin - 23:29, édité 23 fois
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Sam 6 Juin - 15:21

Amber chez les kingsman ET PUIS GALAHAD très bon choix de noms de code
le début de ta fiche promet, j'ai hâte de découvrir sloan

bienvenue sur le forum
et bonne chance avec le reste de ta fiche
si tu as une quelconque question, on sera là pour y répondre

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pseudo chez les kingsman : Galahad


Sam 6 Juin - 15:32

Je crois qu'après avoir regardé autant de fois Kingsman en si peu de temps, il n'y avait pas vraiment d'autres possibilités pour moi que de mettre mon personnage là bas tellement ils roxxent du poney arc en ciel

Quant au pseudo j'avoue que là non plus j'ai pas su résister quand j'ai vu qu'il était disponible #fandeservice

En tout cas merci pour l'accueil , je fonce terminer ma fichette parce que j'ai franchement trop hâte
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arrivé(e) à londres le : 25/04/2015

messages : 159



Sam 6 Juin - 15:39

BIENVENUUUUUUUUUUUUUUE
Une collègue kingsman pour Ollie
J'aime déjà le début de ta fiche . Je sais pas pourquoi je sens qu'Ollie va être jaloux d'elle Arrow d'abord car elle siège à droite du patron
Bon courage pour ta fiche et si tu as des questions n'hésite pas

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Sam 6 Juin - 15:56

pfouaa cette bombe.
bienvenue parmi nous.
bon courage pour ta fiche I love you

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Invité

Dim 7 Juin - 15:32

Sloslo !! Allez finis moi cette présentation qu'on se trouve un liendelamortquitue.
Bienvenue sur le forum !!
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arrivé(e) à londres le : 21/05/2015

messages : 134


position au s.h.i.e.l.d : agent de terrain de niveau cinq


Mer 10 Juin - 10:37

félicitation, tu es validé(e)
pffiiiou cette fiche. t'as écris un sacré pavé en tout cas j'ai adoré, et amber est vraiment parfaite pour ton personnage.

Félicitation, tu as terminé la première étape. A présent, tu es libre de vagabonder dans le forum. Tu peux à présent crée des scénarios ou alors d'autres liens pour ton personnage. Tu peux aller aussi à créer ta fiche de lien pour que ton personnage se sociabilise un peu. Si tu veux rp, mais tu ne trouves pas de partenaire ? Viens un peu , ça va s'arranger. Viens aussi faire ta demande de logement, parce que ton personnage ne doit pas être sans abri, mais aussi recenser ton métier. Pour les kingsman, il est important de venir ici et pour les agents du S.H.I.E.L.D, c'est par . Quant aux méta-humains, il faut passer par le recensement de leur don.
Oh, et puis il ne faut pas oublier de s'amuser un peu.


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arrivé(e) à londres le : 06/06/2015

messages : 273


pseudo chez les kingsman : Galahad


Mer 10 Juin - 15:47

Ahaha, c'était pas pour rien que je souhaitais bon courage au pauvre malheureux qui allait venir lire tout ça, j'avoue que parfois quand je me lance, j'ai un peu beaucoup de mal à m'arrêter. En tout cas merci pour la validation et merci aussi pour les messages d'accueil auxquels je n'avais pas encore répondu !
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